Explorations à l'Arboretum de Tervuren

Arboretum National et Géographique

2B Pseudotsuga Menziessi 135

Coordonnées GPS :

Identification de la plaquette de l’arbre

Nous nous trouvons dans la zone 2B en Colombie Britannique, nous y voyons ce Pseudotsuga Menziessi référencé 135. Notons qu’un autre Pseudotsuga Menziessi référencé lui 136 se trouve dans la zone 8A correspondant aux Montagnes rocheuses du nord – Montana Idaho. L’arbre adulte atteint dans ses régions d’origine une taille moyenne comprise entre 50 et 80 mètres pour un diamètre de 2 mètres, chez nous on peut l’estimer entre 40 et 60 m.

Originaire d’Amérique du Nord (sur la côte de l’océan Pacifique, depuis la Californie jusqu’à la Colombie-Britannique, au Canada), il a été introduit en Europe dès 1827. Ce douglas est un arbre à croissance rapide d’où son importante utilisation dans les reboisements.

Photo de l’arbre

Le Pseudotsuga Menziessi possède par ailleurs de bonnes qualités techniques (transformation du bois pour la charpente, la construction extérieure). Acceptant des conditions de climat plutôt froides et arrosées, il est beaucoup utilisé en Europe, par exemple en Grande-Bretagne et en Ardenne Belge.

Les feuilles sont des aiguilles, de 1,5 à 3 cm de long, minces, molles, souples, arquées, pointues, et rétrécies à la base, sans bandes blanches marquées au dos. Elles sont insérées sur un coussinet tout autour des rameaux des branches basses ou sur deux rangées, en brosse, sur les rameaux fertiles. Les aiguilles sont de couleur vert foncé sur le dessus et parcourues par deux bandes vert clair de stomates sur le dessous. Les feuilles ont une durée de vie de 5 à 6 ans. Elles dégagent, quand on les froisse une odeur de fruit de la passion, avec des nuances d’agrumes et de résine, parfum dû à une huile essentielle renfermant du limonène (comme l’essence de citron) qui pourrait constituer un système de défense des arbres contre les herbivores (effet répulsif ou toxique de ce monoterpène contre les larves et les insectes, action fongistatique sur leur microbiote intestinal, réduction de l’oviposition, attraction de parasitoïdes ou de prédateurs de ces insectes)


Source : Musée de Toulouse

Le douglas est monoïque. Les cônes apparaissent en avril-mai. Ils sont mûrs en octobre de la même année. Ils pendent et mesurent de 5 à 10 cm. Leur particularité réside dans la présence de bractées trifides (à trois pointes) saillantes, appliquées sur les écailles du cône.

Le duramen (partie la plus ancienne tout à fait lignifiée du tronc de l’arbre) du douglas est de couleur brun rosé tandis que l’aubier est de couleur jaune brun clair. Le bois est à fil droit, avec des cernes larges (du fait de sa croissance rapide) , une texture forte (grande proportion de bois final). Au sein d’un même cerne annuel, il existe une hétérogénéité de couleur et de structure, due au diamètre différent des vaisseaux du bois, entre le bois initial (bois de printemps), le bois intermédiaire et le bois final (bois d’été). Les canaux résinifères normaux ne sont pas toujours bien visibles. La présence de petits canaux résinifères localisés provoque une odeur résineuse prononcée quand le bois est fraîchement coupé, et s’estompe quand le bois sèche.

Diamètre de l’arbre versus humain
Vue générale du tronc

En plus des grandes dimensions et de la bonne régularité des tiges, le bois de cœur du douglas est plus solide et résistant que la moyenne des résineux courants utilisés en Amérique du Nord et en Europe. Ses propriétés mécaniques16 en font un bois assez comparable aux mélèzes (auxquels il est d’ailleurs apparenté phylogénétiquement), supérieur à la majorité des pins (mais comparable au pin du Nord), et bien supérieur aux sapins et aux épicéas. Ces propriétés en font un bois particulièrement approprié pour des utilisations en structure.

Le duramen présente une bonne durabilité face aux attaques des insectes de bois sec. Il est moyennement à faiblement durable face aux attaques de champignons (en cas d’humidification prolongée du bois) et sensible aux termites. Ceci permet de l’utiliser sans traitement en classe 3 : utilisable à l’extérieur, mais hors contact avec le sol. Il n’est pas imprégnable et ne peut donc pas être traité. L’aubier non durable est moyennement à peu imprégnable.

Observation du Pseudotsuga Menziessi référencé 135
Taille arbre versus être humain

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