Explorations à l'Arboretum de Tervuren

Arboretum National et Géographique

Zone 40 – Forêt boréale de l’île de Hokkaidō 北海道

Coordonnées GPS d’un point de la zone :


Hokkaidō 北海道 est une île située dans le nord du Japon 日本, à proximité de la Sibérie. Elle est entourée par l’océan Pacifique (à l’est), la mer du Japon (à l’ouest) et la mer d’Okhotsk (au nord). Elle est séparée de Honshū par le détroit de Tsugaru. Elle est couverte à 71 % par des forêts et à 16 % par des terres agricoles.

Hokkaidō 北海道 était à l’origine la terre du peuple aïnou アイヌ. On retrouve d’ailleurs la trace de la langue aïnoue dans la toponymie de l’île, ainsi que celle de nombreuses villes dont Sapporo 札幌市 , et de nombreuses espèces d’arbres et d’animaux, par exemple, ezomatsu 蝦夷松 (picea jezoensis), ou pin de Hokkaidō. L’origine des Aïnous fait toujours débat ; la théorie la plus répandue les fait venir du continent asiatique, probablement liés aux peuples mongols. En effet, dans le sud de Hokkaidō, des études archéologiques ont mis en évidence la présence de peuplades Jōmon, venant probablement d’Asie, il y a 8 000 à 6 000 ans, et dont les Aïnous sont peut-être les descendants tardifs. Dans le nord de Hokkaidō s’installèrent les Okhotsks six ou sept siècles avant J-C. Aïnous en 1904 :

Du VIIe au XIIe siècle cohabitaient les cultures okhotsk et satsujin, sédentaires et agricoles, qui avaient pu se mélanger par endroits. Toutefois, les Okhotsks disparurent ou furent absorbés par les Satsujin au XIIe siècle, formant finalement le peuple aïnou.

L’établissement des premiers Japonais à Hokkaidō 北海道 survint dans les années 1600 avec une dizaine de milliers de pêcheurs, marchands et cultivateurs, mais globalement, l’île restait très peu peuplée jusqu’au XIXe siècle avec une population de plus ou moins 50 000 habitants, les migrants japonais ayant d’ailleurs dépassé en nombre les Aïnous, qui diminuèrent dès le XVIe siècle et dont la vitalité était passée.

En 1799, sous l’effet de la présence grandissante des Russes et de navires étrangers dans la région, l’île d’Ezo passe sous administration shogunale directe – de 1192 à 1867, shogun est le titre de celui qui détenait le pouvoir militaire et civil au Japon, il y eut trois dynasties shogunales : les Minamoto, les Ashikaga et les Tokugawa – peu après la guerre de Boshin de 1868, un groupe de fidèles des Tokugawa 徳川, dirigé par le Vicomte Enomoto Takeaki 榎本 武揚, né le 5 octobre 1836, décédé le 26 octobre 1908, déclara l’indépendance de l’île sous le nom de République indépendante d’Ezo 蝦夷共和国, mais la rébellion fut rapidement écrasée en mai 1869. Vicomte Enomoto Takeaki :


L’intégration proprement dite de l’île dans le Japon – à l’époque l’Empire du Japon – survint avec la restauration de l’ère Meiji 明治時代, à partir de 1868, en raison des inquiétudes liées à l’expansion russe en Extrême-Orient. Le 20 septembre 1869, Ezo est ainsi officiellement annexée à l’empire et devient Hokkaidō 北海道. Cet acte stratégique, consolidé par une orientation politique de défrichement, de peuplement, et d’intégration des populations aborigènes, a ceci de particulier qu’il atteste du basculement du pays dans un paradigme de relations internationales nouveau : celui des États-nations.

La région fut divisée en onze provinces : Tokachi 十勝国, Hidaka 日高国, Ishikari 石狩国, Kitami 北見国, Kushiro 釧路国, Nemuro 根室国 et Teshio 天塩国, Oshima 渡島国, Shiribeshi 後志国, Iburi 胆振国 et la Chishima 千島国 pour les îles Kouriles du sud. En 1882, les provinces de Hokkaidō fusionnèrent pour former trois préfectures : Hakodate 函館市, Sapporo 札幌市 et Nemuro 根室市, qui fusionnèrent à leur tour en 1886. Une commission de colonisation fut créée pour favoriser le peuplement de l’île, dont la population augmenta fortement au sud et dans la ville de Sapporo, choisie pour établir un gouvernement central en 1885. Dès 1875, des soldats-colons s’installaient en échange de terres au centre, à l’est et au nord. En 1900, 600 000 colons japonais résidaient à Hokkaidō. L’intégration des migrants se fit en trois étapes : l’instabilité de la nouvelle société à l’époque de Meiji ; l’enracinement et l’affirmation d’une identité locale d’environ 1910 à 1955 ; enfin une phase de délocalisation – comme dans tout le Japon – et de forte urbanisation, signifiant que les localismes s’effaçaient plus ou moins. La population passa de 1,8 million en 1913 à 3 millions d’habitants en 1940, avec notamment trois villes de plus de 100 000 habitants (Hakodate 函館市, Sapporo 札幌市 et Muroran 室蘭市).

Dans les années 1930, l’île avait profité de la modernisation intensive, de la révolution industrielle, de l’établissement des rizicultures, des aides occidentales et notamment américaines, si bien que la majeure partie du territoire était parfaitement occupée à l’exception des terres les plus hostiles au nord et à l’est, avec de grandes villes dont Sapporo 札幌市 et Otaru 小樽市.

Après la Seconde Guerre mondiale, quelque cinq millions de colons revinrent de Corée et de Mandchourie, si bien que l’agence de développement créée en 1950 poussait systématiquement au peuplement des zones peu habitées du nord et de l’est.


Hors zone de l’Arboretum


北海道本島は面積77,983.90平方キロメートル、日本の島の中では本州に次ぐ第2位の面積で、世界の島の中ではアイルランド島に次ぐ第21位の面積を持ち、樺太(同第23位)よりやや大きく、台湾島35,980平方キロメートルの約2倍の大きさである。これは九州と四国を合わせた面積55,050.77平方キロメートルを上回る。

南の本州とは津軽海峡で隔てられているが、青函隧道により鉄路で繋がれており、同トンネル内で青森県に接しているトンネルの上の津軽海峡中央部は公海(但し日本の排他的経済水域。北は宗谷海峡を隔てて樺太と向かい合い、東には千島列島が連なり、間接的にではあるがロシアと国境を隔てている。西の日本海、南東の太平洋、北東のオホーツク海と、3つの海に囲まれており、周辺には対馬暖流とその分枝である津軽暖流・宗谷暖流、および親潮と東樺太海流が流れている。

北海道は大きく分けて胴体部に当たる菱形の部分と、南西の半島部(渡島半島を含む)よりなる。胴体部は南北に蝦夷山系と呼ばれる山地群が貫き北海道の脊梁を成している。蝦夷山系は南の日高山脈に始まり、東の石狩山地・北見山地と、西の夕張山地・天塩山地に分岐しており、この二列の間には富良野盆地・上川盆地・名寄盆地などの盆地列が形成されている。頓別平野からこの盆地列を通り、鵡川の河谷に抜ける低地帯を北海道中央凹地帯と呼ぶ。

北海道東部は千島弧の延長である知床半島・根室半島や阿寒の山々が、それぞれ北東-南西の山列を成しながら全体としては東西に伸びている。この北側は北見山地からなだらかな傾斜が海岸近くまで続き平野は少ないが、南側では十勝平野、根釧台地などの大平野が形成されている。


Référence photo Aïnous : Par Torbenbrinker — CC BY-SA 3.0